À PROPOS

Un événement convivial qui suscite la rencontre entre les artistes et la communauté, entre des œuvres et des fenêtres.
Dans chaque quartier de Montréal, sur un tronçon de rue, 40 résidents mettent leurs fenêtres ou leur balcon à la disposition d’artistes qui y exposent une ou plusieurs œuvres.

La rue se transforme et devient un pôle d’attraction offrant l’occasion d’une promenade urbaine propice aux découvertes et aux rencontres.

Pour célébrer le 375e anniversaire de Montréal, l’événement Les fenêtres qui parlent sera déployé dans les 19 arrondissements de la ville pendant 19 semaines consécutives, de mai à septembre 2017. Dans chaque quartier, l’exposition se déroulera sur 5 jours, du mercredi au dimanche. L’initiative a à cœur de faire participer les citoyens à son organisation.

L’événement Les fenêtres qui parlent est né dans le nord de la France, à Lille, autre lieu de briques et de convivialité. (Réso asso métro, Béatrice Auxent)

Depuis 2007, la rue Marquette, à Montréal, reprend le titre et surtout l’esprit original des Fenêtres qui parlent, non sans l’aimable complicité et surtout les encouragements très appréciés de l’initiative française!

LE MOT DU COMMISSAIRE

Les fenêtres qui parlent, c’est un événement citoyen et artistique où des résidants offrent un lieu – fenêtre, galerie, parterre – à des artistes qui l’investissent en y créant ou en y exposant une œuvre.

Pour les fêtes du 375e anniversaire de Montréal, Les fenêtres qui parlent, qui en sera à sa 10e édition, se multipliera dans les 19 arrondissements de Montréal. Pour cette grande édition, l’événement sera déployé sur le thème de la RENCONTRE, idée fondatrice des Fenêtres qui parlent, mais aussi issue de l’histoire. De par sa situation géographique, Montréal fut un lieu de rencontre entre peuples des Premières Nations et, plus tard, entre ceux-ci et les explorateurs européens, rencontres qui devinrent le point d’ancrage d’une ville.

L’art actuel s’installe au quotidien…
Partout au monde, même là où la censure est omniprésente, la rue est devenue un lieu d’expression et de diffusion, de même qu’un matériau pour un très grand nombre d’artistes. L’œuvre, inattendue dans l’univers familier du résidant et du passant, provoque une rencontre, un questionnement sur elle-même et sur le lieu qui l’offre à voir. Les fenêtres qui parlent 2017 s’oriente dans cette optique : l’artiste qui utilise le matériau urbain proposé par le citoyen, l’œuvre et l’emplacement qui s’imprègnent l’une l’autre.

… et favorise les rencontres
Toutes les formes d’art deviennent publiques dans cet espace de contact, créant un échange de l’intérieur vers l’extérieur et du public vers le privé. Ainsi montrée, l’œuvre favorise de multiples rencontres : entre le citoyen, le lieu offert, l’artiste, l’œuvre en ce lieu, les habitants et le passant familier ou occasionnel; entre toutes disciplines et pratiques artistiques et sans barrières de statut ni de carrière.

Des œuvres de qualité
Les fenêtres qui parlent fait appel à toutes les formes d’art, aux pratiques inventives et innovantes, aux démarches artistiques inattendues, qui interpellent par leur créativité et leur originalité. Cette ouverture, accolée aux exigences de qualité, permettra de réaliser un événement surprenant, marquant et unique.

Depuis sa première édition à Lille il y a 15 ans, Les fenêtres qui parlent suscite de l’intérêt ailleurs en France et dans plusieurs pays (Suède, Turquie, Belgique, Brésil). Son succès est assurément lié au mouvement de démocratisation de l’art actuel, en réaction à un certain élitisme de l’art contemporain, mais surtout à cette volonté de mobilisation de très nombreux participants, artistes, citoyens et organisateurs, qui croient que l’art et les artistes sont des catalyseurs influents de la société, que l’art est là pour faire une différence.

 

André Hénault est scénographe, enseignant, commissaire et muséologue. Son cheminement professionnel s’est construit en relation avec l’art et son espace de présentation et de communication. Il enseigne la scénographie et le dessin à l’École de théâtre du Cegep de Saint-Hyacinthe. Il a conçu plus de quarante scénographies pour diverses compagnies de théâtre à Montréal et au Canada. Comme commissaire depuis 1984, il a réalisé une dizaine d’expositions dont la plus récente, Riopelle – Séries graphiques (2012), avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Il a une formation en scénographie de l’École nationale de théâtre et une maîtrise en muséologie de l’Université de Montréal.